Les animaux ont besoin de calme. Les personnes qui prennent soin d’eux aussi

Une petite histoire à l’origine de ce blog

Ce blog est en réalité né d’un échange de messages tard dans la nuit entre Sam et moi. Je venais de rentrer en Chine après avoir vécu à New York, et mon décalage horaire était terrible. Ce qui m’aidait à m’endormir, ce n’était pas seulement le dispositif, mais aussi mon chat. J’ai raconté à Sam que le ronronnement de mon chat — le son et les vibrations — était devenu mon « outil pour dormir ». Il se blottissait sur mon oreiller pendant que j’essayais de m’endormir et, lorsque je me réveillais à une heure du matin à cause du décalage horaire, j’écoutais à nouveau son ronronnement. Il m’arrivait de poser la main sur son corps simplement pour sentir les vibrations tandis que je me rendormais.

Sam a ri et a dit : « Dommage qu’on ne puisse pas offrir un chaton avec chaque appareil. » Cette plaisanterie nous est restée. Évidemment, nous ne pouvons pas envoyer un chat avec chaque produit. Mais la conversation a fait naître une autre idée : au lieu de penser en termes de « un appareil, un chaton », nous pourrions créer quelque chose de plus significatif et responsable — un projet de don avec des refuges et des centres d’adoption. Si une personne adopte un chat ou un chien et qu’elle-même traverse des difficultés liées au sommeil, au stress ou à la douleur, nous pourrions soutenir cette personne avec un dispositif ZenoWell pour chaque animal adopté. L’objectif ne serait pas d’associer un produit à un animal, mais d’honorer le lien qui les unit : aider la personne à se sentir mieux afin qu’elle puisse offrir un foyer plus calme et plus résilient à l’animal qu’elle vient d’accueillir dans sa vie.

Les animaux ont besoin de calme.

Lorsque nous pensons aux soins d’un animal, nous commençons le plus souvent par les besoins visibles : alimentation, exercice, toilettage, vaccination et suivi vétérinaire régulier. Tout cela compte. Mais une autre dimension de la santé reçoit souvent moins d’attention : la qualité du sommeil, l’équilibre émotionnel, la charge de stress et la capacité à se calmer et à récupérer. Les animaux n’ont pas seulement besoin d’être en bonne santé physique. Ils doivent aussi se sentir suffisamment en sécurité pour bien se reposer, se réguler et rester connectés aux personnes qui les entourent.

C’est particulièrement vrai pour les animaux âgés. À mesure que chiens et chats vieillissent, les familles commencent souvent à remarquer des changements faciles à minimiser au début : sommeil plus léger, déambulation nocturne, réactions de sursaut plus marquées, besoin accru de proximité, irritabilité, vocalisations, confusion ou difficulté à retrouver leur calme après une stimulation. La littérature vétérinaire consacrée aux animaux seniors souligne que les changements de comportement peuvent faire partie des premiers signes indiquant que la santé, la cognition ou le système nerveux d’un animal mérite une attention plus approfondie, et que l’anxiété, les troubles du sommeil et le dysfonctionnement cognitif peuvent se chevaucher chez les animaux de compagnie âgés.

Les animaux seniors peuvent souffrir discrètement

L’une des raisons pour lesquelles ces problèmes passent inaperçus est leur caractère souvent subtil. Un chien âgé peut continuer à manger et à marcher normalement tout en commençant à se réveiller plusieurs fois la nuit ou à être davantage perturbé par la séparation et les changements de routine. Un chat âgé peut toujours sembler indépendant, tout en devenant plus réactif au bruit, plus agité après la tombée de la nuit ou moins flexible dans ses interactions sociales. Les changements mentaux et comportementaux chez les animaux âgés demandent souvent une observation plus attentive que le déclin physique, ce qui rend la vigilance des personnes qui s’en occupent particulièrement importante.

Concrètement, cela signifie que les troubles du sommeil, la déambulation, les vocalisations nocturnes, l’hypervigilance, le besoin de proximité, le retrait et la sensibilité émotionnelle méritent d’être pris au sérieux plutôt que minimisés. Ces signes peuvent parfois être liés à la douleur, au déclin sensoriel, au vieillissement cognitif, au stress environnemental ou à une maladie. Parfois, plusieurs facteurs se combinent. Dans tous les cas, le repos et la régulation émotionnelle font partie de la santé.avma+1

La science commence à explorer le calme chez les animaux

C’est l’une des raisons pour lesquelles il est particulièrement intéressant de voir la recherche scientifique examiner de plus en plus le système nerveux autonome chez les animaux, notamment la manière dont les voies vagales pourraient être liées au calme, à la récupération et à la régulation. La courte communication jointe sur la stimulation auriculaire du nerf vague et le bien-être animal considère le stress comme un problème biologique majeur chez les animaux et souligne son association avec une activation sympathique accrue, une activité renforcée de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et une diminution du tonus vagal. Bien que cet article porte sur le bien-être des animaux d’élevage plutôt que sur les animaux de compagnie, son message général est très pertinent : le stress n’est pas uniquement comportemental, il est aussi physiologique.

Chez le chien, une étude pilote publiée en 2022 sur la stimulation transcutanée cervicale du nerf vague chez six chiens de compagnie en bonne santé a observé des changements mesurables après stimulation, à la fois sur l’électroencéphalographie et sur la variabilité de la fréquence cardiaque. Les chiens ont présenté une augmentation significative de la VFC mesurée par l’indice SDNN et une diminution de la fréquence cardiaque moyenne après stimulation, et la procédure a été décrite comme bien tolérée dans ce petit échantillon. Les auteurs sont restés à juste titre prudents et ont appelé à des études contrôlées de plus grande ampleur. Cette étude reste néanmoins importante parce qu’elle montre que les réponses autonomes et cérébrales canines dans ce domaine peuvent être mesurées objectivement.

Chez le cheval, une étude de faisabilité de 2024 a exploré la stimulation transcutanée auriculaire du nerf vague (taVNS) chez des juments en bonne santé non sédatées. Sur les 44 juments initialement incluses, seules 7 ont terminé les trois phases du protocole. Cela souligne immédiatement un enjeu essentiel de bien-être animal : la faisabilité ne dépend pas seulement de l’effet physiologique, mais aussi de la tolérance. Chez les juments ayant terminé l’étude, certains résultats de variabilité de la fréquence cardiaque après stimulation étaient compatibles avec une augmentation du tonus parasympathique, mais la tolérance était limitée et les réponses variaient d’un individu à l’autre. L’étude est donc prometteuse sur un plan, mais invite à la prudence sur un autre.Pris ensemble, ces travaux ne suggèrent pas que les animaux de compagnie devraient recevoir systématiquement une stimulation du nerf vague. Ils indiquent plutôt que les animaux présentent des états autonomes mesurables, que le stress a une réalité biologique et que la communauté scientifique s’intéresse de plus en plus au calme, à la récupération et à la régulation du système nerveux entre différentes espèces.

Pourquoi cela compte pour les familles avec des animaux

Pour les familles avec des animaux, le message le plus important n’est pas technologique. Il concerne la relation. Si les chercheurs accordent davantage d’attention à la régulation autonome chez les animaux, cela renforce quelque chose que beaucoup de personnes ressentent déjà intuitivement : nos animaux ne sont pas seulement des corps qui ont besoin de nourriture et de médicaments ; ce sont aussi des systèmes nerveux qui ont besoin de sécurité, de prévisibilité et de repos.

Cela compte encore davantage pour les animaux âgés. Les animaux seniors sont souvent moins résilients face aux perturbations, tolèrent moins bien un mauvais sommeil et sont plus vulnérables à la douleur, aux changements sensoriels et à la charge cognitive. Un jeune chien peut récupérer rapidement d’une journée stressante, tandis qu’un chien âgé peut passer la moitié de la nuit à déambuler. Un jeune chat peut s’adapter en quelques heures à un changement dans le foyer, tandis qu’un chat âgé peut rester bien plus longtemps sur ses gardes, agité ou émotionnellement en retrait. Prêter attention au sommeil et au bien-être émotionnel ne signifie pas surinterpréter le comportement. Cela fait partie de soins responsables.

Notre propre exploration

Chez ZenoWell, ce sujet est personnel. Beaucoup d’entre nous n’aimons pas les animaux seulement de manière abstraite. Nous vivons avec eux, nous nous en occupons et, dans de nombreux cas, nous avons choisi d’accueillir des animaux qui n’avaient auparavant aucun foyer. Les cinq chats et le chien de Jane ont tous été adoptés ou recueillis, y compris des chats qui vivaient autrefois dans la rue. Plusieurs de nos collègues ont également adopté des chats issus de refuges. Le bien-être animal n’est pas un thème lointain pour nous ; il fait partie de notre quotidien.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons, pendant un temps, exploré la possibilité que notre travail sur le soutien de la régulation autonome puisse un jour avoir une pertinence pour les animaux de compagnie. Nous avons également eu une collaboration exploratoire très précoce avec quelques cliniques vétérinaires auprès de chiens âgés présentant des difficultés liées au sommeil. Il ne s’agissait pas d’un essai clinique formel et cela ne doit pas être interprété comme des données publiées sur l’efficacité. Deux clients nous ont toutefois fait part de retours particulièrement positifs concernant des changements observés dans le sommeil et la capacité à se calmer de leurs chiens âgés. Nous partageons cela avec prudence et transparence, non comme une preuve ni comme une promesse produit, mais comme un élément du contexte réel qui explique pourquoi cette question continue de compter pour nous.

Tout aussi important, cette exploration a clarifié notre position. Ce blog n’a pas pour objectif de dire à qui que ce soit d’acheter des produits taVNS pour ses animaux. La science en est encore à ses débuts, la tolérance varie selon l’espèce et selon l’individu, et le bien-être animal doit toujours passer en premier. L’étude chez le cheval le montre particulièrement bien : même lorsqu’un protocole présente un potentiel physiologique, la tolérance et l’expérience vécue par l’animal restent déterminantes.

Pourquoi cela compte pour nous

Cette campagne nous tient personnellement à cœur parce que le lien entre l’humain et l’animal n’est pas une idée abstraite au sein de ZenoWell. Il fait partie de la vie quotidienne de beaucoup d’entre nous. La recherche décrit souvent le lien humain-animal comme une relation dynamique et réciproque pouvant influencer le bien-être émotionnel, le soutien social et la résilience des personnes, tout en façonnant la sécurité et le bien-être des animaux. Nous ressentons cette réalité non seulement en théorie, mais aussi dans le rythme quotidien de nos foyers et de notre travail.

Mes cinq chats et mon chien ont tous été adoptés ou recueillis. Plusieurs de nos collègues ont également adopté des chats issus de refuges. Ces animaux ne sont pas entrés dans nos vies avec des histoires parfaites et faciles. Certains sont arrivés avec de l’incertitude, une grande sensibilité et un passé que nous ne connaîtrons peut-être jamais complètement. C’est en partie pour cela que ce sujet compte autant pour nous. Lorsqu’un animal a vécu l’instabilité, l’abandon ou la rue, prendre soin de lui ne se résume pas à lui offrir de la nourriture, un toit et des soins vétérinaires. Il s’agit aussi de l’aider à se sentir suffisamment en sécurité pour dormir profondément, retrouver progressivement son calme, refaire confiance et construire des liens à son propre rythme.

Ce même lien transforme également les humains de l’autre côté. Les animaux nous demandent de ralentir, d’observer plus attentivement, de mieux nous réguler et de devenir plus stables dans nos réponses. En ce sens, le soin circule dans les deux sens. Nous les soutenons, et eux aussi nous transforment. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous pensons que la discussion sur le bien-être animal doit inclure l’état émotionnel de la personne qui s’en occupe, et pas seulement l’état de l’animal. Un humain plus calme crée souvent un environnement plus calme, et un environnement plus calme facilite la connexion des deux côtés.

Nous l’avons également ressenti au sein même de l’entreprise. Nos chiens ont créé un plus grand sentiment de connexion dans toute l’équipe. Leur présence change l’atmosphère d’une pièce, atténue le stress, crée de petits moments de joie et rapproche les personnes d’une manière difficile à provoquer par les routines de travail ordinaires. Les recherches sur les animaux au travail suggèrent elles aussi que les environnements accueillant les animaux peuvent favoriser la confiance, le travail d’équipe, la collaboration et le bien-être des salariés. Nous en avons vécu notre propre version. Parfois, la connexion commence par quelque chose de très simple : un chien traverse le bureau, les gens s’arrêtent, sourient, discutent et se sentent un peu plus humains les uns avec les autres.

C’est pourquoi cette campagne va au-delà d’un dispositif. Pour nous, il s’agit de soutenir un cercle de soin plus complet. Les animaux ont besoin de calme, de sécurité et d’un foyer. Les humains ont besoin de sommeil, d’équilibre émotionnel et de résilience pour bien prendre soin d’eux. L’adoption n’est pas seulement le sauvetage d’un animal. C’est le début d’un lien, et les liens ont besoin de systèmes nerveux capables de se reposer, de se reconnecter et de répondre avec stabilité.

Une campagne que nous voulons construire

C’est dans cette direction que nous aimerions poursuivre la conversation.

Nous voulons lancer une campagne fondée sur une conviction simple : lorsque les personnes dorment mieux, se sentent moins stressées et sont plus équilibrées émotionnellement, elles sont mieux en mesure de prendre soin des animaux avec patience, stabilité et résilience. Cela compte dans tous les foyers, mais peut être particulièrement important dans le contexte de l’adoption, lorsque personnes et animaux traversent souvent en même temps l’incertitude, la transition et une forte charge sur le système nerveux. Les recherches sur le soin et le lien humain-animal soutiennent l’idée que le soutien émotionnel et la résilience participent à la réussite de ces relations.

Notre objectif est de collaborer avec des refuges, des centres d’adoption et des associations de sauvetage animal dans le cadre d’une campagne fondée sur le don. L’idée est simple. Pour les personnes qui adoptent un chat ou un chien et qui peuvent elles-mêmes rencontrer des difficultés de sommeil, du stress ou une surcharge émotionnelle, nous souhaitons, lorsque cela est approprié, mettre gratuitement à disposition notre taVNS destinée au soutien du sommeil et du stress. Le but n’est pas d’utiliser le dispositif sur l’animal. Le but est de soutenir la personne qui en prend soin afin qu’elle puisse se sentir mieux, mieux dormir, mieux réguler son stress et être plus équilibrée et résiliente pour l’animal qu’elle vient d’accueillir.

Nous voulons que vous vous sentiez mieux, afin que vous puissiez aussi mieux prendre soin de vos animaux.

Si vous connaissez un refuge, un centre d’adoption ou une association de sauvetage animal susceptible d’être intéressé par cette campagne, n’hésitez pas à nous contacter : jane@zenowell.ai.

Références :

American Veterinary Medical Association. (2018, October 11). Caring for senior cats and dogs. Retrieved from https://www.avma.org/resources-tools/pet-owners/petcare/senior-petsavma

Castillo, G., Gaitero, L., Fonfara, S., Czura, C. J., Monteith, G., & James, F. (2022). Transcutaneous cervical vagus nerve stimulation induces changes in the electroencephalogram and heart rate variability of healthy dogs, a pilot study. Frontiers in Veterinary Science, 9, 878962. https://doi.org/10.3389/fvets.2022.878962frontiersinfvets-09-878962-2.pdf

Landsberg, G. M., Deporter, T., & Araujo, J. A. (2011). Clinical signs and management of anxiety, sleeplessness, and cognitive dysfunction in the senior pet. Veterinary Clinics of North America: Small Animal Practice, 41(3), 565–590. https://doi.org/10.1016/j.cvsm.2011.03.017pubmed.ncbi.nlm.nih

Özden, A. V. (n.d.). Could auricular vagus nerve stimulation have a place in animal farming for productivity and animal welfare? Short communication.Could-auricular-vagus-nerve-stimulation-have-a-place-in-animal-farming-for-productivity-and-anim.pdf

Vitale, V., Bindi, F., Velloso Alvarez, A., de la Cuesta-Torrado, M., Sala, G., & Sgorbini, M. (2024). Transcutaneous auricular vagal nerve stimulation in healthy non-sedated horses: A feasibility study. Veterinary Sciences, 11(6), 241. https://doi.org/10.3390/vetsci11060241vetsci-11-00241-v2-3.pdfpubmed.ncbi.nlm.nih

Déclaration

La perspective centrale de cet article reflète l’intérêt continu de ZenoWell pour la régulation autonome, le sommeil, le bien-être émotionnel et le bien-être animal. La section décrivant l’utilisation exploratoire en clinique et les deux retours positifs de clients repose sur des informations internes à l’entreprise fournies pour ce blog et n’est pas présentée comme une preuve clinique publiée. L’article a été révisé et amélioré sur le plan linguistique avec l’aide de l’IA.

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